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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:42
Les bleus de la République pires que Daesh ?
L'Holocauste
L'Holocauste

Nous avons reçu un texte de Louis Melennec qui nous éclaire sur l'esprit de civilisation qui éclairait les troupes de l'armée française de la jeune république lors de son incursion en Bretagne et en Vendée.

Ce texte nous interpelle, car, ici, dans le Comté de Nice, nous avons eu à subir, aussi, les agressions de ces français qui se croyaient investi d'une "mission civilisatrice" en 1792.

Histoire de la Bretagne d'après les archives
COMMENT LES BRETONS SONT DEVENUS FRANCAIS : PIRE QUE DAESH : massacres, noyades, décapitations, viols, écrasements sous des pressoirs, tueries d’enfants devant leurs mères, êtres vivants jetés dans des puits : une vraie joie pour le peuple breton .
Posted on 25 mai 2015 by Louis M
Article numéro 1
Entretiens sur les droits de l’homme, avec Louis Mélennec, docteur en droit et en médecine, diplômé d’études supérieures de droit public, de droit privé, de sciences criminelles, diplômé d’études approfondies de droit, ex- enseignant des facultés de droit et de médecine, historien de la Bretagne, ex-consultant près le Médiateur de la République française.
Ces entretiens inaugurent une série d’articles qui sont destinés à être connus et diffusés dans la monde entier. Les « journalistes » français les ont reçus. Un jour, ils auront la main forcée : rien ne peut arrêter la vérité, lorsqu’elle atteint ce degré d’horreur. Nous connaissons par cœur le processus : il suffit d’attendre. Il est infantile de croire que leurs manigances vont arrêter quoique ce soit.
EN 1789, 1793, 1794, LES ARMEES FRANCAISES DE LA LIBERTE ONT FAIT PIRE QUE DAESH, ET SUR UNE BIEN PLUS GRANDE ECHELLE : MASSACRES, PERSECUTIONS, DECAPITATIONS, PENDAISONS, VIOLS, NOYADES, DESTRUCTION DES CERVEAUX, HUMILIATIONS, ACCULTURATION, INSULTES IGNOBLES.
Prévenons nos lecteurs : toute l’histoire de la Bretagne, sur Wikipédia, est étroitement contrôlée, maîtrisée, falsifiée. Par qui ? PAR DE BRETONS !
Le martyre du peuple breton commence à peine à être connu. Par bonheur, des articles sont enfin parus en Russie, au Canada, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, bientôt aux Etats Unis. La France, pays des non-droits de l’homme, a tout fait – comme la Turquie, et bien d’autres pays -, pour qu’on ignore l’ampleur des effroyables dégâts qu’elle y a commis, et pour que l’on croie à l’imposture absurde qu’elle a réussi à imposer aux Français et à de nombreux pays du monde : qu’elle a inventé les droits de l’homme , alors que ceux-ci sont une conquête de plusieurs millénaires de notre civilisation occidentale, à laquelle notre civilisation bretonne, par sa littérature des chevaliers de la table ronde, du roi Arthur et autres héros, de leur idéal élevé, a fortement contribué.
La France a envahi la Bretagne à trois reprises à la fin du 15ème siècle. Les armées bretonnes ont été anéanties à Saint-Aubin-du-Cormier, en juillet 1488, par un envahisseur très supérieur en nombre, qui préparait cette invasion depuis des générations. Le pays a été annexé en 1532, par un acte camouflé en un faux traité. Une longue colonisation, a suivi, jusqu’en 1789, année durant laquelle s’est produite une « révolution », ridiculement dénommée par les Français jusqu’à ces dernières années comme la révolution des droits de l’homme. (Cf. L’article de Louis Mélennec sur la colonisation de la Bretagne, par Google).
Le martyre du peuple breton commence précisément cette année là. La monarchie française, après l’annexion, n’avait pas osé abolir toutes les institutions bretonnes. Les Bretons avaient conservé une Assemblée nationale (dénommée « Etats de
Bretagne »), et le droit de légiférer et de voter ses impôts. La « république » fait entrer les Bretons dans un long calvaire, qui n’est pas encore terminé. La langue bretonne, objet de persécutions incessantes à partir de 1790, conduites avec une grande cruauté, est en voie d’extinction programmée. L’interdiction d’enseigner l’histoire du peuple breton dans les écoles entretient une ignorance dramatique de la population, qui n’accède à la vérité que peu à peu, avec stupéfaction, et avec réticence, tant il est vrai que leur cerveau a été labouré par la France de 1789 à nos jours.
Les complices – en particulier ceux qu’on dénomme les « subventionnés -, se taisent.
A l’heure actuelle, le génocide breton n’a fait l’objet d’aucun film. Cela va venir. Les Bretons sont responsables de ce silence, par leur lâcheté, mais aussi par une peur très réelle, entretenue par la France. La complicité des politiques, qui se taisent, et des médias « subventionnés », qui collaborent, est effrayante.
La shoah bretonne de 1793 et 1794. En 1789, quelques philosophes, des hommes de lettres, des politiques, rédigent un texte devenu célèbre, sous le nom de « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ». En quelques pages concises, ces hommes, résumant les idées de leurs prédécesseurs – qu’ils n’ont en aucun cas inventées -, énoncent et définissent ce que doivent être les droits de tous les êtres humains, sans exception. C’est de ce texte, d’une grande élévation de pensée – ce que personne ne conteste -, qui recopie à peu de choses près, la déclaration des Etats Unis de 1776, laquelle dit exactement la même chose, que va naître l’imposture française. Les Français attendent toujours la mise en application de ces principes : en vain.
Après la mise à mort du roi Louis XVI, en 1793, une répression terrible s’abat sur la partie Ouest de la France, particulièrement la Vendée « militaire », au sud de la Loire, et sur les Bretons appelés « Chouans » au nord.
Le Comté de Nantes a été rebaptisé «Loire inférieure» par les révolutionnaires. Ces populations, habituellement pacifiques et accueillantes, sont coupables de se révolter
contre les massacres commandités par Paris, de défendre leurs convictions religieuses, de rester attachées au régime monarchique, et, pour les Bretons, de rester attachés aux Libertés et privilèges de leur Pays, – ce dont ils ont témoigné avec force dans leurs cahiers de doléances, en 1788 et en 1789 -, dont ils ont été sauvagement privés, d’une manière humiliante, par les doctrinaires et les dérangés mentaux qui se sont emparés du pouvoir à Paris…
Des crimes sans nombre sont commis par les soldats français, sur les ordres réitérés de Paris.
Les abominations commises dépassent, de loin – non par leur nombre, certes, mais par leur caractère monstrueux -, celles causées par les nazis en Europe.
Des hommes sont émasculés ; d’autres sont coupés vivants en morceaux ; d’autres sont jetés dans des fours, dans des brasiers, ou dans des chaudrons d’huile bouillante; la graisse humaine est récupérée pour lubrifier les canons, les roues des charrettes, les fusils. Ceux qui cherchent à s’enfuir, ont les bras et les jambes coupés. On introduit des charges explosives dans le corps des individus, et on y met le feu ; les femmes sont violées en série, si possible collectivement, devant leurs familles; on les embroche avec des fourches, alors qu’elles sont vivantes ; mieux : pour empêcher cette vermine de se reproduire, on éclate avec des fusils leurs organes génitaux… Des femmes enceintes sont écrasées sous des pressoirs. Le ventre d’autres femmes enceintes est ouvert, on y met de l’avoine, et on y fait manger les chevaux. Les enfants sont des proies de choix : on les tue, sans pitié, souvent devant leur mère, parfois en les écrasant, comme des insectes (on rapporte un cas atroce : celui d’un enfant au sein, transpercé par la même baïonnette que sa mère, sous les applaudissements du commandant). La peau des hommes est utilisée comme le cuir des animaux : après dépeçage des « brigands » (ainsi les dénomme-t-on, ce qui économise le temps de toute procédure judiciaire), on tanne, on traite, on se sert du cuir obtenu pour différents usages, notamment pour fabriquer des culottes aux officiers français (le musée Dobrée, à Nantes, a conservé l’une de ces reliques).
Nantes, métropole économique de la Bretagne, qui fut la capitale politique brillante du Duché, en même temps qu’un centre important de la diplomatie européenne, est particulièrement visée. Les agissements du sinistre Carrier, en Loire Inférieure – département éminemment breton -, sont restés célèbres : outre les traitements ci- dessus, pour gagner en efficacité, on met au point une technique spéciale de noyade, adaptée à la vermine bretonne : on enferme une centaine de malheureux sous le pont d’un bateau, on condamne les sorties, on coule le navire dans la rivière; on perfectionne le procédé : on jette par centaines des habitants, non sans les avoir brutalisés avec une cruauté inhumaine, dans des barges qui s’ouvrent par le fond ; la méthode est rapide, le bateau est récupéré intact, et sert à d’autres exercices ; des hommes et des femmes sont liés ensemble, avant d’être jetés à l’eau, dans des positions souvent impudiques, le père avec la fille, la mère avec le fils : c’est la technique dite du « mariage révolutionnaire »; des noyades pour enfants sont organisées. La Loire est baptisée « baignoire nationale ». Carrier commente, admiratif : « Ah! La Loire ! Quel beau fleuve révolutionnaire ! ».
Au total, en Vendée, sur une population de 815 000 habitants, 117 000 sont tués : les éléments du crime de génocide, tels que définis par la Convention de l’ONU de 1948, sont réunis (Golnadel, Sécher et Courtois). L’intention prouvée des révolutionnaires de Paris est bien d’exterminer totalement les populations de l’Ouest, et de les remplacer par d’autres populations, jugées en harmonie avec les malades mentaux de Paris.
En Bretagne, il est malheureusement impossible, pour le moment, d’établir un bilan des disparus, tués, torturés.
A Nantes, on parle de 4000 à 5000 noyades ; le total des victimes dépasse sûrement plusieurs dizaines de milliers pour tout le pays.
Voici maintenant qui constitue pour les Bretons de 2008, une révélation effrayante : le génocide des Bretons est programmé par Robespierre, malade mental avéré, dont le nom orne encore de nombreuses rues, places et divers lieux (travaux de Reynald Secher, communiqués aux auteurs, aujourd’hui rendus publics). Les Bretons d’aujourd’hui doivent peut-être d’exister grâce à l’exécution de Robespierre.
Parmi les centaines de phrases prononcées par ces dérangés mentaux, on cite volontiers celle de Carrier :
« Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».
Et celle du général Westermann, passée à la postérité par l’horreur qu’elle suscite, qui commande les armées à Savenay, en Bretagne, en 1793 :
« Il n’y a plus de Vendée; elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes, qui n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres ; il y en a tant qu’en plusieurs points, ils font des pyramides ».
L’imagination des français dans l’accomplissement des atrocités fait même appel aux ressources de la science. Pour faire plus vite et plus fort, on fait appel à des chimistes : bien avant les nazis, on imagine de mettre au point des gaz mortels. Le chimiste Fourcroy, député à la Convention, est chargé de les fabriquer – afin, dit un humoriste nantais de « tuer les femmes, les chiens et les chats de Vendée et du comté de Nantes, s’il en reste ». Mais les essais échouent. Il faudra donc attendre les nazis pour développer la technique au niveau industriel. Fourcroy a été décoré du nom d’une rue à Nantes ! Jean-Marc Ayrault, maire de .. à … , n’a jamais eu la velléité de demander sa suppression. Pas plus qu’il n’a évoqué les abominations commises à Nantes sur ordre des malades mentaux de Paris.
Les bleus, toujours en avance, sont donc précurseurs, encore un fois, largement.
On est saisi d’incrédulité lorsqu’on apprend que les criminels nazis, que les criminels cambodgiens, n’exprimèrent, lorsqu’ils furent jugés, aucun remord, aucun regret. Ce qui s’est passé sous l’Allemagne nazie s’est passé en Bretagne et en Vendée : les monstres Robespierre, Carrier, Westermann, mis à mort à leur tour dans la folie meurtrière créée par la révolution, n’ont exprimé que le sentiment d’avoir fait leur devoir. Ces réactions incompréhensibles pour les humains « normaux », sont fréquents chez les criminels : à Nuremberg, les nazis essayèrent de sauver leur peau, mais n’exprimèrent aucun regret.
La France n’a toujours pas avoué ses crimes en Bretagne.
Tous ces faits sont ignorés en Bretagne, ils sont encore occultés, en 2009, et valent encore à ceux qui les dénoncent des injures. Il y a en Bretagne comme en Vendée, un crime de mémoricide, par la volonté affirmée de la France d’empêcher que la vérité soit dite. Les députés de France doivent d’urgence voter un texte de condamnation sans appel, comme ils l’ont pour les Juifs, les Arméniens, l’esclavage.
Les armées françaises et les armées turques, par l’horreur des abominations commises, sont à égalité. Les communistes ont été beaucoup plus efficaces, en nombre de victimes innocentes. Mais ils n’ont pas atteint ce degré d’abjection.
VOIR DANS GOOGLE : LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE (200 000 téléchargements à ce jour. Pas un seul média « subventionné » n’en a dit un mot).
Louis Mélennec, défenseur féroce des droits de l’homme, du respect de l’être humain, des droits des peuples et de leur identité, auteur de cet article, est inscrit sur une liste noire, pour n’aimer que la vérité. Mais il occupe une place éminente sur internet, par quoi se fait l’information dans les états totalitaires.
Le présent article est destiné au Canada et aux USA.
Merci de le diffuser largement. Les faits ci-dessus sont une honte pour l’espèce humaine, qu’ils salissent dans sa totalité.
Le blog de Louis Melennec
Published by leficanasenchaine - dans A propos
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:32
L’histoire de la « Régionalisation » commence en 1969 avec De Gaulle et se termine avec Raffarin, mais dans leur cas, il n’était pas question de toucher à la cohérence des anciennes provinces. Le Grand Charles avait une vision républicano-monarchiste et sociale de la France, pour lui conserver les spécificités des anciennes provinces était primordial pour tenir en échec le pouvoir des partis, dont le modèle le plus exécré était celui de la quatrième république. L’Élysée, et les « parlements » de provinces devaient contrecarrer le pouvoir du parlement de Paris (l’assemblée nationale).
Raffarin, voulait donner aux départements la possibilité de se réunir de façon librement consentie de manière à former des régions à la fois cohérentes culturellement et dynamiques économiquement. Un de ses conseillé Langevin que j’avais rencontré m’avais surpris, il était favorable à la création d’une région occitane basée sur l’aéronautique et le spatial pour l’industrie ainsi que sur une agriculture basée sur la viticulture et l’expérimentation en matière d’adaptation de fruits dits exotiques. L’idée pour la Bretagne était les télécommunications, les industries de la Mer, et une agriculture traditionnelle.
Le problème des Socialistes en France, est qu’ils essayent de mener une politique économique basée sur « l’efficacité » du néo-libéralisme à l’Américaine et des motifs idéologiques d’un autre temps. Ces motifs idéologiques sont influencées par les loges du grand orient et l’idéologie jacobine républicaine de 1789, c’est-à-dire en finir une fois pour toute avec tous les symboles de l’ancien régime : dont la référence territoriale et culturelle aux régions.
En fait tout le processus se décompose ainsi, en finir avec la Démocratie de proximité qui représente un frein au développement économique (concentration et disponibilité du capital pour des grands projets structurants). Les futures assemblées territoriales ne seront pas destinées à faire de la politique, ce qui est un domaine réservé à la commission européenne, mais à devenir des sous-traitants des dernières prérogatives régaliennes des états : le répartissionisme social et l’entretien des infrastructures non-rentables.
La structure prépondérante sera l’assemblée représentative des Métropoles qui fixera une sorte de plan d’aménagement des territoires en fonction des intérêts purement économique des entreprises du CAC 40 ou des multinationales européennes (voire avec le TAFTA des entreprises Étatsuniennes).
Compte tenu de leur poids démographique et économique les élus communes rurales, seront chargés de jouer les cantonniers, les jardiniers, les gardes champêtres, et éventuellement les assistantes sociales et les logeuses pour les populations précarisés ne pouvant souscrire au prix des loyers dans les secteurs immobiliers sensibles à une meilleure rentabilité financière. (Autour du pôle central des métropoles)
Ce qui n’empêchera pas les populations de ces communes d’être mise à contribution pour payer des équipements aux métropoles dont elles ne profiteront jamais.
Comme une partie des paysans sont devenu de fait les employés de l’industrie agro-alimentaire, dont on lorgne les réserves foncières quand ils sont situés près des villes ; l’élu des petites communes, ne sera plus le représentant des citoyens de sa commune, mais l’employé, voire le domestique des futures assemblées territoriales. Ses prérogatives politiques seront cantonnées à la décoration florales des places publiques, le panier de Noel, la galette des rois des seniors, et le dépôt de gerbes aux commémorations.

J.M. FONSECA

Published by Jean Marc FONSECA - dans Editorial
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:59

Nous avons reçu, d'un ami savoisien, un texte fort intéressant qui ouvre des perspectives nouvelles.

 

 

Cet article met en avant une faille dans le système juridique français qui permet aux bénéficiaires de ces anciennes lois Sardes de n'être pas soummis à la loi française. Nous vous le livrons tel quel.

 

royaume-piemont-sardaigne

 

 2015  Une bonne nouvelle venue de Savoie…

 

Ainsi, un certain nombre de structures sociales communales, ont échappé à la rapacité des administrations françaises qui n’a pas pu appliquer son régime spoliateur des droits de succession.                           

N’en déplaise aux fanatiques jacobins, les Lois de la République Française une et indivisible ne s’appliquent donc pas , aux territoires annexés depuis 1860.  

  

Une bonne partie des pistes de la station d'Avoriaz est sur des terrains de la société d'alpage du Crot. Ce regroupement de propriétaires est régi par d'anciennes lois... en toute légalité !

 

«société de Droit Sarde - Fondée en 1557. » Au-dessus de la porte d'entrée de son local, la société des Alpagistes du Crot aux Chiens annonce la couleur : non, elle ne relève pas du droit français !
« Lors du rattachement de la Savoie à la France, en 1860, les sociétés comme nous ont été oubliées, glisse le président actuel, Jean-Claude Berger. Il aurait fallu le faire à l'époque, nous intégrer dans le droit français. » D'autres sociétés sont dans ce cas, comme les Indivis de Vallon.
La société des Alpagistes du Crot aux Chiens tire son nom d'un lieu-dit dans la montagne, au-dessus du parking des Prodains, à Morzine. Crot aux Chiens, en revanche, personne ne sait d'où cela vient.
Au départ, il y a cinq siècles, la société regroupait vingt-deux familles, de la vallée d'Aulps exclusivement. Ensemble, elles possédaient 273 hectares d'alpages à Avoriaz. Depuis, le nombre de propriétaires a explosé, ils sont maintenant plusieurs centaines. Et ceci sans qu'aucune vente n'ait eu lieu !
En effet, le principe de cette société régie par la loi sarde est qu'on ne vend aucun terrain : « Les droits doivent se transmettre par héritage ou à quelqu'un qui possède déjà quelque chose. On ne peut pas rentrer ! » 


Les terrains donnés aux femmes 

 

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A l'origine, l'alpage du Crot comptait 104 pâquis - des droits à paître pour 104 vaches. Aujourd'hui, seule une trentaine de bêtes profite des prés durant l'été, à 1 600 mètres d'altitude. C'est d'ailleurs la société du Crot qui a remis en état un chalet pour accueillir un alpagiste ; tous les mois de juin, le fermier vient de Châtel.
La société n'a en effet d'alpage que le nom : parmi les propriétaires, personne ne mène de vaches sur ces terrains. Le président s'en cache à peine, nombre d'entre eux sont surtout intéressés par les redevances et forfaits de ski perçus en échange du passage des remontées et pistes sur lesdits terrains. «  Il y a même un temps où ces terrains ne valaient tellement pas grand-chose qu'ils étaient donnés, lors d'alliances... aux femmes !
 » « Nous avons tout de même un rôle d'entretenir ces alpages, note M. Berger, qui remarque que la forêt gagne de plus en plus d'espace. C'est aussi pour cette raison que pour chaque nouvelle installation, la société des remontées mécaniques d'Avoriaz doit nous consulter. » 


Une date de naissance découverte par hasard 


La société a également dû être consultée il y a quelques années, lors du référendum pour la création d'une commune Avoriaz, distincte de Morzine. «  Au départ, on a essayé de ne donner qu'une seule voix pour toute la société. Nous avons dit non au sous-préfet, pour que chaque "indiviseur" ait une voix : après étude, c'est ce qui s'est fait. Du coup, sur 500 votants, il n'y a eu que 13 voix pour la création d'une commune Avoriaz. Les partisans, qui avaient attaqué la décision de donner une voix à chaque "indiviseur", ont été récemment déboutés par la cour de cassation. » L'épisode aura toutefois été bénéfique à la société du Crot, puisque ce n'est qu'à cette occasion qu'elle a découvert sa véritable date de naissance : «  Nous avions des statuts de 1709, raconte Jean-Claude Berger. Mais lorsqu'il y a eu cette histoire avec Avoriaz, des recherches ont été faites. Et sur un document conservé aux archives départementales, on voit que les statuts de 1709 font état d'une convention de 1600... Elle-même précédée par une autre de 1557 ! » Du coup, les ex-familles d'alpagistes ont décidé de l'afficher en gros sur la devanture de leur local. « Ce qui n'a pas manqué d'interpeller le préfet lors d'un passage aux Prodains », s'amuse encore M. Berger.


EMMANUEL ROUXEL 

 

 

Je pense que nous pourrions réfléchir à la question dans notre "Païs Nissart" et chercher s'il n'y aurait pas quelques terres agricoles sur lesquelles ces fameuses lois sardes peuvent s'appliquer. Ca vaut le coup ! Non ?

 

alerte rouge 001

 

 

Robert PAGAN

 

 

Published by leficanasenchaine - dans Tribune libre
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:49

Aux niçois qui mal y pensent...

Nous avons reçu, de la part d'une de nos lectrices, P......  B......, le texte suivant avec demande de publication. Les propos tenues dans cet article n'engagent que leur auteur et ne sont pas le reflet de la ligne éditoriale. Mais, comme nous respectons la liberté d'expression, nous le publions aujourd'hui.

Déclaration de la Vache « Sacrée » de Nice...

Je viens de m'apercevoir que je ne vais plus pouvoir militer..

En effet, une des conditions nécessaires pour militer, c'est d'avoir un minimum de foi dans le genre humain... Hors je ressens depuis quelques jours un grand dégoût pour ce genre dit « humain »...

Par ailleurs je me suis aperçue d'une chose : puisque la France considère qu'elle ne me doit rien... Je ne dois donc rien à la France ! (soyons logiques...).

Hors il se trouve qu'un jour dans cette ville – un certain mois de février 1999... – la France, patrie des droits de l'homme... est tombée dans les chiottes et moi avec...

Habituellement quand on laisse tomber quelque chose de précieux dans cet endroit – une bague de fiançailles par exemple... - on se donne la peine d'aller l'y rechercher même si l'endroit n'est pas ragoûtant...

Mais ces « Messieurs/dames ».. notre « élite » n'est-ce pas... et tout le monde semble-t-il.. est tombé d'accord sur un point : « On ne va pas se salir les mains pour ça... et ils ont décidé que  « C'était vraiment trop dégueulasse, ça sentait pas bon... (pas d'odeur de parfum Guerlain n'est-ce pas...) donc qu'on irait pas la chercher où elle était tombée et qu'on ferait plutôt semblant qu'il ne s'était rien passé... ».

Ainsi suis-je devenue la Honte de cette Vile... Tandis que ces « Messieurs/Dames » se gardaient la gloire, toute la gloire... Ben oui pourquoi se gêner hein... quand on peut avoir le beurre et l'argent du beurre...

Quant à moi je n'avais ni l'un ni l'autre... et j'ai traversé toutes dernières ces années dans la « Nuit et le brouillard » ..., refusant pourtant de mourir malgré les « incitations» pressantes, alors que ça aurait pu si bien se terminer cette histoire puisqu'alors on aurait pu enfin me tresser des couronnes, fait construire un temple – dédié à la Vache Sacrée bien sûr... - où les braves gens – tous aveugles, sourds et muets de mon vivant – seraient venus se recueillir en versant quelques larmes de crocodiles sur mon martyr et faire une minute de silence... avant d'aller se bouffer une socca chez René...

Mais bon, étant d'un naturel contrariant – en tous les cas à mes heures conscientes... -  je n'y ai pas consenti... Cela dit s'ils n'y ont pas réussi ce n'est pas faute d'avoir tout essayé... La consigne étant « No Limit »... Le tout sous les yeux de tous sans que quiconque intervienne...

Il faut donc être logique ! Si personne n'a voulu récupérer la France et les droits de l'homme (si bien nommés) là où ils étaient tombés c'est qu'ils n'ont pas de valeur... pas plus que moi d'ailleurs – bétail féminin, simple membre du troupeau... - et c'est pourquoi il m'ont laissé dans les chiottes avec elle...

Maintenant je sais – puisqu'ils y tiennent tellement à garder le beurre et l'argent du beurre – et donc les apparences... (quelque chose qu'ils ne m'ont pas permis de garder estimant sans doute que pour une « anonyme » ce n'était pas la peine...). - que ces gens si respectables n'est-ce pas... sont prêts à les acheter au plus haut prix !...

Je pense qu'ils l'auraient même acheté au prix de ma vie mais ces pleutres n'ont pas le courage là non plus de se salir les mains... Ils se sont donc contentés de laisser les Toutous Puissants à l’œuvre (l'horreur médiatique n'est-ce pas...), ainsi que quelques comparses « dévoués »... (Merci la Psychiatrie, merci la Science, merci le « progrès » tous prostitués à BIG BROTHER..). 

Quoi qu'il en soit ça n'a pas marché et j'ai refusé d'être «sympa»... à ce point là... J'ai refusé de mourir !

Maintenant, tirant les conclusions qui s'imposent n'est-ce pas... : que de peuple il n'y a plus (juste un troupeau muet...) et que dans le monde militant – qui eux aussi veulent le beurre et l'argent du beurre – ils ne sont pas prêts à aller chercher la France, pas plus que De Gaulle, Jean Jaurès ou Jean Moulin là où ils l'ont laissé : aux chiottes.. Et que donc tout le monde est d'accord au fond sur le principal : garder les apparences d'une France, toujours pays de la Révolution et des Droits de l'homme... Mais sans en payer le prix...

Quant à moi – j'ai forcément un autre point de vue... - je préférerais sortir enfin des chiottes !! Car figurez-vous que je n'ai aucune vocation pour me sacrifier dans ces conditions là...

Je ne vois donc qu'une chose à faire : VENDRE LA FRANCE (Ce qu'il en reste...) AU PLUS OFFRANT !! Dans la plus stricte observance des Lois du Libéralisme : la mise en concurrence...


Alors je vends tout, je brade... La France et toute son histoire, sa longue et « glorieuse » histoire...

Donc c'est décidé je me prononcerai en faveur du plus offrant.

Aux chiottes la France !! Aux chiottes les Droits de l'homme !! Aux chiottes la Révolution, la commune, le Front populaire, la Résistance et Jean Moulin avec !! A bazarder tout ça...

LA GRANDE BRADERIE EST OUVERTE  !!


Signé : La Vache Sacrée !!

PS : Je suis également dans la stricte orthodoxie Freudienne puisque celui-ci a dit que l'argent c'est du caca..  j'en déduis donc que le caca c'est de l'or !!

C'est d'ailleurs déjà le cas de certains artistes contemporains qui vendent de la merde au prix de l'or... Je n'ai donc rien inventé.. Je me contente d'observer les règles de notre société de Merde où tout s'achète et tout se vend !!


LIBERA ME / LIBERA NISSA  


A venir : parution d'un petit bouquin intitulé « Histoire de fous, racontée par une folle, à l'intention des fous »... (titre non définitif...)

 

P......  B......

Published by leficanasenchaine - dans Tribune libre
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:13

Exposer des divergences d’appréciation de ligne politique, d’analyse d’une situation donnée, de tactique ou de stratégie n’est pas un signe de faiblesse ou d’immaturité politique bien au contraire.  

                                                                                                                                          

 

Car la construction d’une idée politique se construit en permanence de façon dynamique et dialectique pour éviter le dogmatisme et le sectarisme. Le peuple est constitué de sa diversité de sensibilités diverses, de la variété des perceptions et d’analyses d’un phénomène, au même titre que dans nos vallées ou nos villages chacun possède des expressions linguistiques ou des mots différents pour signifier la même chose. Les Niçois sont particuliers, et Victor Amédée II de Savoie qui avait pour volonté de créer un État Centralisé s’en aperçu très vite : « En visite dans la vallée de Barcelonnette –alors incluse dans le Comté de Nice- son représentant Intendant Général des finances Gropel parlait de « …l’envie que j’ay de déraciner les grands abus des principaux de communautés » et il s’en prit, en particulier, aux syndics d’un village : Jausiers. Cette politique devait provoquer d’importantes rancœurs au sein de la population des notables. Ces derniers s’opposèrent à la cadastration, base nécessaire de la nouvelle fiscalité (le Tasso), mais sans succès, sauf à Nice où cette opération n’eut pas lieu. « Ils sont furieux de ce que je prends soin que rien n’échappe au cadastre ».Le même disait : « Regardez la tête que ces messieurs font (les consuls de Nice) dès qu’on leur parle de Gouvernement. » Les disputes avec les autorités d’état de Savoie furent fréquente dans notre histoire, c’est suite à une série d’émeutes qui voulaient mettre un terme au clientélisme et au clanisme au sein du parlement de Nice que le 1 Avril 1492 par décret la Duchesse Blanche de Savoie institua l’élection des Consuls par tirage au sort. La dernière grande dispute fut celle de 1851, puis celle de 1858, période de la création du Statuto (Constitution de 1858) que les Niçois refusèrent car elle faisait de Nice une province de l’état de Piémont-Sardaigne avec une organisation identique à celle des départements français. 1848 : 10 février. Le roi Charles-Albert accorde une constitution à ses États, « le Statuto » ; Nice pavoise. Cette charte dite « Code Albertin » instaure un système représentatif censitaire. Le Sénat de Nice entérine les dispositions de la loi sur les communes qui permet l’élection de chaque conseil (divisionnaire et provincial) plus démocratiquement. La liberté de presse est assurée. Mais cette année voit aussi le déclassement administratif du Sénat de Nice, qui devient Cour d’Appel et le Consulat de la mer supprimé ; ces mesures sont la suite logique de la transformation du Comté en province ; le premier pouvait administrer et censurer les lois par l’intermédiaire de son Sénat ; la seconde devait obéir à l’État sarde tout puissant.                                                                                                                                          

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Cette fidélité à notre histoire reconnue ou ressentie, explique sans doute notre allergie à un certain nombre de modèle étatique. Ainsi aucun groupe nissart ne s’est intitulé : État, Nation, Gouvernement, Convention, et encore moins Direction de…..pas plus qu’il ne nous serait venu à l’esprit d’élire un président de la république fut-il provisoire. Nous fûmes durant des siècles, une association de communes et de cantons libres, chacun ayant acquis ses propres privilèges, de même que le Parlement de Nice(ou sénat), comme le Consulat de Mer ne tentèrent jamais de promulguer des lois s’appliquant à l’ensemble du territoire de la countéa. C’était avant tout un organisme d’arbitrage juridique de référence.  Le statut juridique de la Countéa de Nissa est aussi particulier : Le Traité du 24 Mars 1860 ainsi que les notes qui l’accompagnent spécifie que le Rois de Piémont Sardaigne le roi Victor-Emmanuel II ne pouvait céder que les territoires lui appartenant, ce qui était le cas de la Savoie et non de la Countea de Nissa qui n’était lié à la maison de Savoie que par le contrat de Dédition de 1388. Lors de la première tentative d’annexion 1793, la Convention Française reconnaitra par un acte officiel français un fait qui est d’une importance capitale : « La Convention déclare à l’unanimité qu’elle accepte, au nom du peuple français, le vœu émis par le peuple souverain du ci-devant Comté de Nice, et qu’en conséquence, il fera partie intégrante du territoire de la République ». Ainsi, la Convention Nationale et par voie de conséquences la Ière République française reconnaissent officiellement une double qualité aux Niçois, celle de peuple, et celle de peuple souverain…     

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- 15 et 22 juin 1860 : La protestation officielle de Garibaldi au parlement de Turin hypothèque pour toujours le plébiscite truqué de 1860.
Après être intervenu au Parlement avant même le vote sur la ratification du traité du 24 mars 1860 qui cédait Nice et la Savoie à la France, les deux députés de Nice, Garibaldi et Laurenti-Roubaudi avaient adressé leur démission au président de cette assemblée. Le texte de cette lettre est capital puisqu’en droit, il constitue la protestation officielle de la représentation nationale niçoise après le plébiscite frauduleux. En voici la teneur :                                                                                                                               

« Monsieur le Président,
vu le résultat du vote du comté de Nice, qui a eu lieu le 15 courant, sans aucune garantie légale, en violation manifeste de la liberté et de la régularité du scrutin et des promesses solennelles stipulées dans le traité de cession du 24 mars ;

« Attendu, qu’un tel vote s’est déroulé dans un pays qui nominalement appartenait encore à l’État sarde et qui était libre de choisir entre celui-ci et la France, mais qui se trouvait en réalité complètement aux mains de cette dernière puissance, occupé militairement et soumis à toutes les influences de la force matérielle, comme nous le prouvent sans contestation possible les témoignages de la Chambre et du pays ;

« Attendu que le présent vote s’est déroulé avec de très graves irrégularités, mais que l’expérience du passé nous refuse toute espérance de voir ordonner une enquête à ce sujet ;

« Nous soussignés, croyons de notre devoir de déposer notre mandat de représentants de Nice, en protestant contre l’acte de fraude et de violence perpétré, en attendant que le temps et les circonstances permettent à nous et à nos concitoyens de faire valoir avec une réelle liberté nos droits, qui ne peuvent être amoindris par un pacte illégal et frauduleux » 

Giuseppe Garibaldi – Laurenti-Roubaudi                                                                                                                          

La protestation officielle de la représentation nationale niçoise en 1860 est capitale, car juridiquement elle réserve les droits de Nice pour l’avenir. En effet, en d’autres circonstance, la France et la communauté internationale, se basant sur une semblable protestation ont annulé une annexion illégale faites par la force. Après la désastreuse guerre de 1870, initiée par Napoléon III contre la Prusse, l’Empire Allemand fut proclamé à Versailles ; le nouvel empire, comme on le sait, annexa des provinces françaises occupées (Alsace, Loraine, Moselle), et la France vaincue,  fut contrainte d’accepter cette perte de territoire lors signature de l'armistice. Néanmoins, le 17 février 1871 devant le Parlement français réfugié à Bordeaux, M. Emile Keller, au nom des députés du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Meurthe et Moselle, protesta contre l’annexion de l’Alsace et la Lorraine par l’Allemagne afin de préserver les droits de ces populations et de la France. Quarante-sept ans plus tard, à la fin de la guerre de 1914-1918, quelques heures seulement après l’armistice signé le 11 novembre, l’Assemblée nationale française se réunit en séance extraordinaire ; la séance fut ouverte à 14 H 45, et les députés réclamèrent  immédiatement à la communauté internationale le retour des provinces perdues lors de la précédente guerre. Il est très intéressant de noter sur quelles bases légales s’est appuyée cette réclamation : on exhuma le procès-verbal de la protestation du député Keller  qui  dormait dans les archives depuis quarante-sept ans, on le relut en séance, et cet acte suffit à établir juridiquement les droits de la France sur ces territoires.

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L’ensemble de ces arguments juridiques contenu dans un volumineux dossier transmit à diverses chancelleries sont suffisant pour justifier du processus légitime visant à l’indépendance de la Countéa de Nissa. Toutefois nous n’en avons jamais fait l’axe principal de notre lutte, car dès le début nous pensons que l’exercice de notre souveraineté et de nos libertés passent par un processus commun de libération de la tutelle française et italienne du la Countea de Nissa, du Piémont et de la Savoie.

Ainsi, si nous nous référons à notre ligne stratégique, qui est d’exacerber les contradictions dans les clans adverses, à l’échelon local, à l’échelon régional et à l’échelon national (y compris les différences d’intérêts entre les Nations). Nous ne tentons pas d’exacerber les contradictions qu’il existe entre entre nous. La caducité du Traité du 24 Mars, intéresserait grandement la Countea de Nissa et les territoires de Tende et la Briga ; mais sont en contradiction avec la zone neutre et la zone franche de la Savoie qui elles font naitre des contradictions entre La Suisse et la France. Les conditions d’annexion de la Briques et de Tende en 1947 (Voir les protestations au parlement de Rome d’un certain nombre de parlementaires italiens) sont susceptibles encore aujourd’hui de créer des conflits entre certaines formations de la république italienne et les gouvernements français sans parler des puissances signataires des accords de Paris de Février 1947. Pourtant des siècles d’histoires communes lient ces territoires à notre countea. Il en est de même de la vallée de langues provençales du Piémont avec qui nous avons des liens culturels voire familiaux importants ou du Val de Nervia (Dolcéaqua, Pigna etc…) qui appartint durant deux siècles à la Countea.

Quant à l’officialité d’un certain nombre de papier, nous sommes devenu prudent, ainsi la déclaration de Genève entre De Pingon et Roulier allait changer le processus de Libération, l’ONU ayant reconnu ne pas avoir enregistré le traité du 24 Mars 1860. Une autre organisation Savoisienne avait fait l’écho d’une lettre émanant de la Principauté de Monaco reconnaissant l’existence du Peuple de Savoie, cela allait aussi bouleverser les affaires juridiques. Le dernier papier étant celui de l’UNPO….Par contre personne n’a tenté de faire une démarche auprès de l’UNESCO en ce qui concerne la préservation et la promotion du Nissart ou du Piémontais….où la reconnaissance de ressources naturelles indispensables à l’avenir de nos peuples.

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Nous n’avons jamais affirmés que ces démarches fussent inutiles, de même qu’aucune organisation ou association niçoise n’a cherchée à s’approprier un rôle d’avant-garde officielle et monopolistique en menant ce type de démarche. Mais nous pensons que face à l’établissement d’un rapport de force local, voire inter-régional, ces démarches ne sont pas prépondérantes…..

Si les Nissarts, sont d’accord sur un point, c’est qu’il est inutile de changer de drapeau pour reproduire la même forme de gouvernance et le même système économique et sociétal que celui que nous a imposé la tutelle de la France et celle de l’Italie.

De même qu’il est inutile de quitter une tutelle pour tomber sous une autre que ce fut l’Europe de Bruxelles ou celle dirigée par la FED étatsunienne.

Chaque entité gardant ses spécificités et avec l’accord des autres pouvant passer des accords bilatéraux avec ses voisins.

Le bilan, que nous avons tiré de notre présence à Superga entre les diverses associations niçoises présentes sont positives. Et nous avons prolongé le dialogue entre nous dès notre retour à Nissa.

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Ainsi hier, nous avons eu une réunion fort constructive entre Racines du Pays Niçois, la LRLN, Boulegan Sian d’aqui et le MCPN.

Comme les Piémontais refusent d’être inféodés à une Padanie politique, nous refusons d’être inféodés à une quelconque Occitanie Politique et notre vision commune est la réunification des Anciens états de Savoie. De même que nous écartons les extrêmes qui font référence aux idéologies française et européistes (de gauche comme de droite) et que nous avons exclu de notre démarche le Groupe Nissa Rebella dont le leader vient de rejoindre le Front-National.

Nous avons aussi pris en considération de consolider les échanges avec le Piémont et la Savoie, qu’ils fussent culturel voire économiques.

En effet le constat est posé, qu’à nos trois territoires nous représentons une puissance tout aussi importante que l’Ecosse ou la Catalogne.

Certaines organisations travaillent plus sur les aspects culturels, historiques et patrimoniaux d’autres sur les aspects politiques, économiques et diplomatiques. C’est notre diversité et notre complémentarité et non l’aspect concurrentiel entre association ou de leadership de personnes qui fait notre force.

Toutes les associations seront donc ensemble le 28 Septembre à 10h devant l’Abbaye de St Pons pour commémorer la Dédition de Nice. Seule la República Occitane de Nissa appelle à un rassemblement à part Place Masséna.

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Il vous faut savoir qu’autant le MCPN que l’état fédéral de Savoie ont subi des pressions pour ne pas se rendre à Superga, nous avons choisis de passer outre car tout ce qui peut favoriser l’union de la Savoie, du Piémont et de la Countéa de Nissa, nous a paru plus important.

En dehors des commémorations communes et spécifiques, il nous semble important pour des raisons à la fois pratiques et historiques de faire de Turin, un centre de rencontre entre Niçois Savoisiens et Piémontais.


Jean-Marc FONSECA.  

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 14:41

"En 1947, l’équivalent du futur  Centre des monuments nationaux a carrément
volé à la commune de La Turbie son Trophée d’Auguste. Les Turbiasques  (*) y
organisaient alors leurs fêtes et de nombreuses  réceptions pour la "gentry"
et leur tourisme était alors au summum de ce que La Turbie a pu connaître
jusqu’alors.


Durant les années 60, toujours à la suite de cette  appropriation
malhonnête, des maisons du village et l’hôtel du Righi, des éléments
patrimoniaux importants de La Turbie, ont été purement et simplement rasés
par le bon vouloir d'un fameux Architecte des Bâtiments de France, un soi
disant référent en matière d’Histoire ! Ils avaient pour objectifs de mettre
an avant ce monument ! Certes,  le nouveau parc restait encore gratuit pour
les Turbiasques : ils daignaient encore avoir quelques préventions envers les
autochtones ! D’ailleurs, tous les Turbiasques , ceux qui ont la quarantaine
maintenant, ont passé leur enfance dans l’enceinte du Trophée et tous s’en
souviennent encore bien tant cela leur a laissé de nombreux et bons
souvenirs.


En 2008, c’est fini, même le parc devient payant pour les Turbiasques. Pour le
Maire de l’époque, Nicolas Bassani, évidemment, c’est un progrès. Etre
exproprié et rejeté de chez soi, forcément, c’est un bien pour les Turbiasques
! Ce qui est positif, c’est que cela a permis à l’Adjointe à la culture
Hélène Grouselle, de devenir Présidente d’une nouvelle association : les
amis du Trophée et ainsi, de se mettre en avant !
Mais en 2014, les Monum' passent à un autre stade d’exploitation des
indigènes. Cette fois, la bienveillance envers les Turbiasques, c’est terminé.
Ils en veulent toujours plus : lors de la dernière convention, ils
imposèrent que 25% des recettes leur reviennent en échange d’un CDD de 2
mois payé par eux et de l’autorisation d’utiliser le parc, gratuitement, 6
journées  dans l’année pour la mairie.
Evidemment, le Maire de l’époque Nicolas Bassani, n’a pas voulu  s’y opposer
et l’équipe municipale actuellement en place, avec à sa tête le nouveau
Maire, Jean-Jacques Raffaele, continue de courber l’échine.
Mais le pire dans l’histoire, c’est que, plus le Centre des Monuments
Nationaux s’occupe de notre Trophée, plus nous perdons de visiteurs. Le
record a tourné autour de 120.000 entrées dans les années 60, 70. En 1990,
nous en avions encore environ 50.000, en 2004, environ 22.000, et maintenant
environ 18.000.

 
Le Comté de Nice a inventé le tourisme et la France, aujourd'hui,  veut nous
donner des leçons !
Pour l'heure, c'est la politique culturelle de la France qui détruit notre
Patrimoine et efface notre Histoire."

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Jean Philippe Gispalou

(*) peut s'écrire Turbiascs

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 21:28

Aloura brave niochou de Nissart avès toujou ren accapit.

Avec mes « partenaires » financiers Vinci & Cie , je crée un super grand stade appellé Allianz Riviera , selon la formule PPP, « Que Paga si Paga Pas », mais ils ne sont pas con chez Vinci, l'expression « Vas ti faïre pagà per Carlo Felice », ils en ont entendu parler. Alors comme garantie supplémentaire, ils obtiennent le privilége de construire une grande surface commerciale.

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Le lieu est bien placé, à la sortie de l'autoroute gérée par Vinci et toujours payante pour les Niçois.
Mais, il se situe aussi dans une zone qui est déjà saturée de grandes surfaces commerciales, dont les commerçants des galeries marchandes tirent déjà la gueule. Mais je suis un gros malin, déjà grâce à mes complicités politiques (Sarkosistes puis Hollandaise), j'ai obtenu comme caution pour l'Allianz Riviera, l'implantation du Musée National du Sport ; mais cela ne suffit pas. Pour rendre rentable cette zone, il me faut un projet d'urbanisation de l'ensemble de la Plaine du Var ,faut bien que mes sponsors du BTP y retrouvent leur intérêt (Bouygues, Promogim etc...).

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Alors, j'ai une idée de génie, je vais créer un OIN , Opération d'Intéret National, pour amorcer la pompe, c'est à dire faire payer les bénéfices tirés ou les pertes issues de ces activités aux contribuables, ainsi la part d'investissement privé verra sa part de risque diminuer. Par cette manœuvre, l'ensemble des mesures d'indemnisations suite aux expropriations seront effectuées par l'état français. Un des points forts de ma stratégie est la voie structurante de 40 mètre  autour de laquelle, je répartirais les droits à construire....Evidemment , le prétexte en est : les transport doux et propres c'est à dire le tramway......(Qui devait être payé par l'Ecotaxe, au passage, Merci les bonnets rouges bretons)


Avec la peinture verte et "hight tech" de mes projets, j'ai neutralisé les récriminations écologistes et avec les transferts et les quelques emplois créés, je neutralise les objections polies de la Gauche.


Pas de problème avec le FN , Gael Nofri comme son symétrique leader naturel de l'opposition adoubé par mes soins Patrick Allemand, soutient le projet. Au fait, étrange, on parle moins de IKEA.....

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En plus les communicants chargés de vendre le projet, devaient sécher la plupart des cours d'économie et de commerce. Un Leclerc haut de gamme ? Une extension Cap 3000 haut de gamme ? Pour qui ? Parce que contrairement à ce que l'on croit , ceux qui ont du pognon, vont faire leur courses là ou c'est le moins cher. Quitte à se faire accompagner par la bonne ou le jardinier, prendre le véhicule le moins révélateur du niveau de vie, et passer un vieux Jean's avec un teeshirt et des tongs, pour ne pas attirer l'attention des masses laborieuses ou désoeuvrées. Non, mais comment pensez-vous qu'ils se sont enrichis ? En fait on se contente de vendre l'imaginaire du riche aux contribuables les moins favorisés qui eux vont payer encore un peu plus par le jeu des taxes et impôts divers....Croire qu'en continuant à élever des temples et des statues à la gloire de la consommation va relancer l'économie comme dans les années soixante dix, est du niveau des habitant de l'île de Pâques qui élevèrent des statues pour attirer à eux la prospérité.

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En attendant, on continue à massacrer, la seule terre fertile de plaine que nous possédions.

Non es rar de si creire mestre
D'un ben che nouostre non poù estre.

 

(Pcc Estrosi) J.M. Fonseca

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:31

J’ai cherché désespérément dans les professions de foi des nombreuses listes aux européennes, quelques indications de la volonté de combattre le lobbying au sein du Parlement Européen ou auprès de la Commission Européenne.

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Mais, je n’ai rien trouvé, car en fonction des idéologies des uns et des autres, il y a les gentils lobbyistes utiles et les méchants lobbyistes nuisible : Les Chasseurs, les LGBT, Légalisation du Cannabis, Défense des secteurs industriels qui préservent l’emploi, Défenseur de l’environnement, Agro-alimentaire, Labo pharmaceutiques, ONG diverses qui vivent de la culpabilisation de leur clientèle des secteurs alternatifs financiers au complexe militaro-humanitaire. Je vais cesser là, l’énumération…et évidemment je n’aurais osé parler de lobby communautariste religieux.
Que le ciel vous vienne en aide si vous hésitez encore dans votre choix pour les Européennes.

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Voici le passage d'un article de Martin dans Agoravox:
{La transparence des lobbies ne signifie pas qu’on se rapproche de la démocratie.
Le disfonctionnement antidémocratique des institutions européennes est patent : elles écrivent les « lois » (règlements ou directives) sous la dictée des lobbies.
Ce comportement des institutions qui gouvernent l’Europe est en accord avec le mépris de la démocratie qui est en général affiché dans les faits par les politiques qui alternent au pouvoir dans les institutions de l’UE mais aussi dans les États membres.
La démocratie exigerait que chaque décision politique répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernés par la décision. Le règne des lobbies c’est le mépris de la démocratie : les textes législatifs sont rédigés selon les intérêts catégoriels exprimés par les lobbies et pas selon les intérêts démocratiques reflétant la volonté de la majorité des citoyens qui souhaiteraient s’exprimer sur la question.}

L’article est instructif dans son ensemble et décrit le fonctionnement de lobbies. Le lobbying est souvent critiqué par de nombreux articles et livres, par exemple les articles les plus récents sur AgoraVox qui ont présenté ce sujet sont :
« Europe : transparence du lobbying ? »
« Les lobbies, instrument de la démocratie ? ».
Cependant, comme je l’ai souvent signalé dans mes articles, les institutions de l’UE ne sont pas les seules structures politiques qui cherchent à éliminer tout espoir de voir mise en œuvre la démocratie véritable. Cela ne concerne pas uniquement la place faite aux lobbies mais puisque le sujet de l’article porte sur le rôle des lobbies, voyons le cas de la France.
Le lobbying est interdit en France. Pourtant les lobbies agissent sans entraves :
– 50 organismes disposent d’un badge d’accès à l’Assemblée parlementaire française. Parmi eux : Air France, EDF, GDF, TotalFinaElf, le Medef, la FNSEA.
– 128 groupes d’études siègent à l’Assemblée parlementaire française : sur les biocarburants, l’industrie aéronautique, la presse, l’armement, …
– une centaine d’assistants parlementaires travaillent également pour des cabinets de conseil.
Parmi de nombreux exemples de corruption on peut par exemple constater comment est « facilitée » la privatisation des entreprises du secteur public. Pour ne donner qu’un petit exemple (petit car il n’implique pas des dizaines de millions d’euros ce que sont des montants couramment associés au lobbying), on sait ainsi qu’en France, en juillet 2006, une vingtaine de députés ont été conviés à la Coupé du monde de foot en Allemagne, par Suez… avant l’examen du projet de loi de privatisation de Gaz de France.
Sur le lobbying en France vous trouverez ces informations et plus encore dans mon article« Comment contrer les lobbies de toute sorte et comment aller vers la démocratie » qui a été publié sur AgoraVox (y figurent les sources concernant l’affaire susmentionnée de Suez ou concernant les badges d’accès à l’Assemblée parlementaire française).

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De nombreux articles et des livres ont été écrits sur les lobbies. On sait que les lobbies sont la négation de la démocratie. Car la volonté majoritaire des simples citoyens est ignorée, car les simples citoyens tranquilles ne savent pas se faire entendre de façon bruyamment médiatisée et n’ont pas les moyens de payer les sociétés de lobbying.
Ceux qui gouvernent ne respectent pas la volonté majoritaire des citoyens.
Ils respectent la volonté des lobbies et des agitateurs des groupes de pression.
Si les décisions doivent être réservées à une élite, alors la démocratie n’existe pas. Rappel : en démocratie chaque décision doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens, de tous les citoyens qui souhaitent exprimer leur volonté. Si la règle est que les décisions politiques doivent être seulement conformes aux désirs d’une certaine « élite », en l’occurrence soutenue par les lobbies, alors on ne se situe pas dans un système démocratique.
Si nous voulons vivre en démocratie, alors même les individus les plus éclairés ne doivent pas imposer leurs opinions contre la volonté de la majorité. Face à plusieurs individus éclairés mais aux idées opposées, chacun convaincu de la justesse de sa conviction, personne ne saurait être l’arbitre qui dira de façon certaine qui a raison dans l’absolu, à très long terme, en harmonie avec les finalités de l’univers. Parce que l’être humain qui serait l’arbitre suprême n’existe pas, la solution démocratique est que la volonté de la majorité doit départager pour choisir quelle direction doit prendre la communauté. Ceux qui dirigent la communauté ne doivent sur aucun point, par aucune loi, être en opposition avec ce que veut la majorité des citoyens.
Le fait d’accepter cette règle de la démocratie évite les émeutes, la guerre civile et les coups d’État.
De façon collective, la masse des citoyens n’est peut-être pas souvent génératrice d’idées constructives. Les grandes idées qui apportent le progrès à la communauté viennent souvent d’individus qui sont capables d’exposer leur vision, de l’argumenter et de convaincre les citoyens. Ces individus font progresser l’humanité parfois en étant au départ contre l’opinion du plus grand nombre. Mais il est important en démocratie que ces individus n’imposent pas leurs idées contre la volonté de la majorité des citoyens : ils doivent convaincre les citoyens et c’est toujours l’opinion du plus grand nombre qui doit décider.
J’insiste sur le fait qu’en démocratie ce qui compte, la règle d’après laquelle devrait être prise chaque décision qui engage la société à tout niveau - municipalité, région, pays, union de pays - c’est l’opinion de la majorité des citoyens.
En démocratie, le devoir des individus qui représentent le pouvoir - politique, éducation publique, médias officiels - est de respecter la liberté d’opinion et d’appliquer systématiquement et scrupuleusement les décisions qui viennent de la volonté de la majorité des citoyens. Aucune décision politique, aucune loi, aucun traité international ne doivent être contraires à ce que veut la majorité des citoyens.
C’est cette conviction démocratique que j’exprime dans mes articles.

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Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.
Reste-t-il un espoir pour voir un jour instaurée la démocratie ? Je ne le sais pas, je me pose la question. Sur ce sujet j’ai écrit l’article « La France et l’Union européenne face aux citoyens : comment obtenir la démocratie ? ».
Concernant l’absence de démocratie, concernant l’oligarchie des « élites » qui a éliminé la démocratie, de nombreux articles ont été écrits, ici sur AgoraVox ou ailleurs, et des livres ont été publiés.
De même concernant en particuliers les lobbies de nombreux articles et livres ont été écrits pour dénoncer le règne des groupes de pression au dépens de la démocratie. Qu’est-ce que ça a changé ? C’est pourquoi je pose la question : concernant ce sujet comme concernant les autres questions qui relèvent des décisions politiques, les articles que l’on peut écrire, sur AgoraVox ou ailleurs, peuvent-ils amener les politiques qui sont au pouvoir à respecter les règles fondamentales de la démocratie véritable ?
Quelles actions faut-il entreprendre pour obliger enfin les politiques au pouvoir à mettre en application la démocratie véritable, la démocratie dans laquelle chaque décision politique répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernés par la décision ?

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Jean Marc FONSECA

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:47

Dernièrement je suis allé à la rencontre de Jean Marc FONSECA , Président du "Mouvement Citoyen du Pays Niçois", mouvement dont nous avons beaucoup entendu parler lors des dernières éléctions municipales et particulièrement à Nice.

Lors de la campagne pour les dernières élections municipales, nous avons vu apparaître, dans le paysage politique, une nouvelle formation,  un mouvement qui a été très présent et visible sur le terrain et sur les réseaux. ceci nous a fortement intrigué et nous avons décidé d'en savoir plus en allant  à la rencontre de son président pour mieux connaitre le MCPN.

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Robert Guerre (*): Jean Marc Fonseca, qui êtes vous ? d'où venez vous ? quel a été votre parcours ?


Jean-Marc Fonseca:  "Les seules choses que je n'ai pas le droit de faire sont celles que je ne fais pas d'un esprit libre". (Max Stirner. L'unique et sa propriété  aux Editions "l'Age d'Homme" fondées en 1966 à Lausanne par Vladimir Dimitrijevic)
Stirner représente avec Bakounine et Proudhon l’un des trois phares-pôles de ce qui a été assimilé sous le nom d’anarchisme. J'y rajouterai, pour les relations d’harmonie avec la nature, Kropotkine et Élysée Reclus.
S’il est difficile de mettre côte à côte des philosophes ou penseurs sociaux aussi différents, il est cependant concevable de les unir un instant pour les opposer tous les trois aux conceptions scientifiques ou pseudo-scientifiques de Marx et Engels.   390265 130050783778226 100003199141774 134214 2059045182 n
Comme bon nombre de jeunes niçois qui n'avaient pas pour vocation de travailler  dans le tourisme ou le BTP, et dont les parents n'avaient pas de liens particulier avec les clans municipaux aux pouvoirs, j'ai du m'exiler. Ne bénéficiant pas de diplômes délivrés par l'Education Nationale, c'est ma soif de lecture, mon sens de l'observation, une bonne mémoire, et une grande capacité de travail qui m'ont permis de passer du statut d'ouvrier d'usine (celui inscrit sur mon premier livret de mariage) à celui de Directeur Technique d'un grand groupe de télévision.
Ensuite, j'ai décidé de prendre ma retraite d'honnête mercenaire salarié à cinquante ans et de retourner exercer mon premier « métier » qui fut celui de Berger. Je suis donc, aujourd'hui, retraité et, en dehors de mes activités militantes, j'en profite pour écrire des Contes et des Romans. Je laisse à mes futurs lecteurs le soin de deviner, au travers des quelques indices que je place dans ceux-ci, ce que furent, à la fois, ma vie et mon parcours.


R.G: Pouvez vous nous expliquer votre attachement à cette culture et à cette terre niçoise ?


J.M.F: A 62 ans, on a déjà fait un long bout de chemin, ce qui permet de se retourner pour en faire le bilan.  La première image que j'ai devant mon berceau et que j'ai conservé à la mort de ma mère, mon "Rosebud" à moi, est le portrait d'un jeune enfant gardant dans un coin de campagne quelques brebis. Cet objet est sans doute à l'origine de ma vocation de berger. 
 Je suis allé à l'école fort tard (j'avais déjà sept ans) et l'éducation de ma première enfance fut celle des collines de Nice, un vaste espace de liberté et de nature ; aussi l'école fut pour moi un choc: pensez, se retrouver dans un espace fermé et clôturé . Heureusement, nous fumes un certain nombre à pratiquer une brèche dans le grillage, passage secret qui nous permettait d'aller passer le temps de la récréation dans les bosquets au dessus de l'école. Ainsi commença mon premier conflit avec l'autorité. 
 Je fais aussi partie d'une génération dont l'éducation est empreinte de tradition orale. En effet la télévision, je ne l'ai découverte qu'a l'âge de douze ans ; c'était alors un objet de grand luxe, au même titre que le frigo ou la voiture pour les gens de ma condition sociale. Quant au poste de radio, nous en avions bien un, gros, imposant, avec son grand cadran et son œil vert, un Blaupunkt. Mon père l'avait ramené de sa campagne d’Allemagne lorsqu'il fut démobilisé fin 1948. Ma grand-mère, à ce sujet, avait dit : "Es ben brave Jacquou, ma couma  anen acapit un postou  que parla alleman." (Il est bien gentil Jaques, mon père, mais comment on va comprendre un poste qui parle allemand. ) Le poste en question ne parlait d'ailleurs pas qu' Allemand: nous suivions quasi religieusement, le feuilleton quotidien de Francis Gag : "Li pastrouih de tanta Victorina". Vous comprendrez qu'une part de mon éducation se fit en Nissart. En gros seule ma mère qui avait fait ses études, jusqu'au Brevet chez les religieuses, me parlait en Français.  Mon père, d'origine catalane, né à St Denis du Sig (Département d'Oran) lui me chantait quelques berceuses dans sa langue. Son intégration à Nice, était passée par la pratique du Nissart sur les lieux de travail. L'intrusion de la modernité en ville qui allait bouleverser notre vie commença vers les années 1965, avec l'accroissement de l'urbanisme au détriment de nos campagnes, ce fut à ce moment là que je ressentis comme une agression... nos espaces de liberté commençaient à se restreindre. Sur nos côtes, les derniers vestiges des défenses de l'occupation (barbelés et queue de cochon) étaient remplacés par d'autres clôtures et d'autres barbelés protégeant les propriétés de nouveaux occupants, empêchant le libre accès à nos coins de pêche. En montagne, on commençait à tracer des pistes, à construire des hôtels, à capter les sources, à chercher à remplacer l'agriculture et l'élevage par l'industrie du tourisme. Ainsi, même ces derniers arpents, allaient disparaître..... J'allais donc faire partie des derniers témoins d'un monde qui allait commencer à mourir. Il fallait donc réagir et résister. Et pour cela se réapproprier notre histoire qui n'est pas celle enseignée par  l'école de la république,  notre culture qui a la particularité d'être à la foi alpine, provençale, teinté d'Italianité,  et réhabiliter notre langue. Mais il fallait aussi, inévitablement, se mettre à faire de la Politique, en évitant soigneusement les récifs des organisations jacobines françaises quelle que fussent les étiquettes de leurs idéologies.


R.G: Parlez nous du Mouvement Citoyen du Pays Niçois.

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J.M.F: Notre pays, la Countèa de Nissa, a été durant des siècles une association de Communes et de Cantons Libres. Le Parlement de Nice, (élu par tirage au sort à partir du 1er Mai 1492) et ses institutions juridiques ne constituèrent jamais un relais administratif de la Maison de Savoie ou des Etats de Savoie que les français continuent à qualifier de parti Piémontais ou Sarde pour vainement essayer d'en qualifier l'aspect étranger à un territoire souvent annexé par la France, par la force (1793-1814) ou par la ruse et la forfaiture (1860 et 1947).. De la constitution des Alpis Maritimae par l'Empereur Auguste, en passant par notre appartenance au Saint Empire Romain Germanique, aux conflits avec les Ducs de Provence, à la Dédition de 1388 en faveur de la Maison de Savoie, par l'obstination et la résistance, notre peuple à toujours défendu ses particularités et ses privilèges. Nous nous sommes donc inspiré de notre histoire et de nos traditions pour appréhender les temps présents. Nous sommes devenus des nostalgiques de l'avenir. Lorsque nous avons commencé à nous pencher sur les problèmes constitutionnels, la constitution qui nous a parue la plus proche de nos motivations fut celle de l'Estato Libero del Carnaro. La Charte du Carnaro (Carta del Carnaro en italien) est la constitution de la Régence italienne du Carnaro, à Fiume, fondée par Gabriele D'Annunzio le 8 septembre 1920, cette constitution fut aussi l’œuvre de Alceste De Ambris. Divers mouvances s'y retrouvent comme durant l'éphémère République de Fiume, qui associe divers courants de pensée associant des valeurs anarchistes ( Argo Secondari,Gino Lucetti), communistes ( Antonio Gramsci ), proto-fascistes ( Mario Carli, Tommaso Marinetti, Giuseppe Bottai) , républicaines et démocrates.   royaume-piemont-sardaigne
Notre rencontre avec les Mouvements Citoyens Suisses, s'est faite par l'intermédiaire de nos amis Savoisiens et Piémontais, à Genève. Elle ne s'est pas réalisée sans appréhension car dans la mouvance de gauche, ils étaient qualifiés de Fascistes et, dans la mouvance de droite de Gauchistes. Cela nous était un peu familier car à Nice même nous fumes traités d'identitaires fachos par les uns et de bobos-écolos-gauchistes par les autres. Mais nous conservions une ligne non alignée "Ni Drecha, Ni Seneca, Nissart" (Ni Droite, Ni Gauche; Nissart).  Nous avons beaucoup appris d'une des plus vieille démocratie européenne que constitue la Confédération Helvétique. Et la résistance des Mouvements Citoyens Suisses à la volonté de phagocytation de leur pays par l'Europe, et à la mondialisation, mérite d'être encouragée. Mais nous, avons surtout franchi une étape importante par la Création de la Fédération des Mouvements Citoyens de l'Arc Alpin (FMCA). En effet, de nombreux mouvements « régionalistes ou indépendantistes » en Europe, n'avait comme vision qu'un territoire limité dans des frontières bien étroite, voire une vision qui surtout ne remettait pas en cause l’existence des Etats Nations Artificiels . Les peuples alpins ont beaucoup de valeurs  communes, quelles soient historiques, culturelles, traditionnelles, mais aussi un futur potentiel, car, à vraie dire, nos montagnes n'ont jamais constitué de barrières entre nous. Nous marchons sur nos deux jambes, une de nos jambes est constitué de nos droits légitimes confisqués par les états nations, l'autre est l'essence même des Mouvements Citoyens, redonner aux habitants des Communes et des Cantons, le pouvoir de décider en ce qui concerne de la vie des habitants sur leur territoire contre les tentatives de décision centralisatrices et iniques des pouvoirs locaux, « nationaux » ou européens. Avec nos deux jambes, nous marchons enfin sur un territoire d'avenir qui comprend les anciens territoires des Etats de Savoie, mais aussi de nouveaux territoires associés comme le Jura, la Lombardie,  Le Trentin, et d'autres avec lesquels nous établissons de fructueux contact ( Vénetie).

R.G: Quelles ont été les actions du MCPN à ce jour ?

J.M.F: La première démarche à été de mettre en perspective des luttes de terrains (défense des terres agricoles, défense de la ligne Nice-Cuneo, appui à la lutte des No-Tav dans le Val de Susa) en réunissant des gens issus de sensibilités politiques différentes autour de la même table décidés à  dépasser leurs préjugés idéologiques pour débattre de problèmes concrets.    No TAV- Val de Susa
 La seconde démarche a consisté à apparaître et devenir visible au cours de ces luttes: il nous a fallu de nombreux mois et la participation à de nombreuses luttes sur le terrain pour vaincre les appréhensions, voire l'hostilité de certains et prouver que nous n'avions rien de commun avec le Courant Identitaire pro-français. Il nous a aussi fallu, nous débarrasser, également, des gauchistes professionnels qui, dés qu'une lutte rassemble plus d'une centaine de personnes, s'y précipitent pour en prendre le contrôle tel la vérole sur le bas clergé. Toutefois nous ne sommes pas sectaires, et acceptons toutes les sensibilités. Notre devise reste : «  Peut importe d'où tu viens, peut importe que tu sois Niçois de sol, d'adoption, de cœur et d'esprit. L'important est ce que nous pouvons faire ensemble pour ce pays si tu l'aimes autant que nous l'aimons. » Nous sommes devenus aujourd'hui des interlocuteurs référents et une force de proposition ancrée sur les réalités, économiques, sociales, environnementales, et culturelles. Nous avons justement, sur Nice, soutenu, pour ces dernières municipales, une liste constituée de personnes qui avaient rompu avec les partis nationaux français, une liste citoyenne de Niçoises et de Niçois d'esprit, de cœur et d'adoption, qui reflétaient bien les différentes sensibilités présentes au sein de notre population, et qui, au cours de cette campagne ont appris à travailler ensemble et à s'estimer dans un esprit d'échange et de partage. D'autres candidats du MCPN (ou proches de celui-ci), ont été élus conseillers municipaux dans de nombreuses communes de notre Countéa.

R.G: Parlez nous de vos projets dans le futur pour le MCPN.

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J.M.F: Même si nos droits sont légitimes puisque l'assemblée nationale française, elle même, reconnaîtra, en 1793, l'existence "d'un peuple niçois souverain" et que la déclaration des députés Garibaldi et  Laurenti-Roubaudi  au parlement de Turin, en 1860, constitue une épine juridique dans le droit des nations, même si le plébiscite qui a conduit à l'annexion est formellement reconnu comme sujet à caution par un bon  nombre de pays ayant leur siège à l'ONU, même si le traité du 24 Mars 1860 est aujourd'hui caduc, en droit international des traités, même si l'annexion de Tende et de la Brigue peuvent être remis en cause par un certain nombre de nations signataires du Traité de Paris ... Rien ne bougera sans la constitution d'un véritable rapport de force et l’élaboration de projets d'avenir. Et cet avenir, nous ne l'envisageons pas contre la France ou contre l'Italie, bien sûr, mais sans la tutelle de ce deux nations. Nous l'envisageons, pas plus, sous le joug de la Commission Européenne de Bruxelles ou du Parlement de Strasbourg. Nous travaillerons donc deux fers au feu, comme tout bon maréchal ferrant qui se respecte. Le premier sera d'être de plus en plus présent dans le paysage politique de notre territoire et le second sera de travailler à l'élaboration politique et diplomatique d'une grande euro-région de l'Arc Alpin.

R.G: Jean Marc Fonseca, je vous remercie. 

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(*) Robert Guerre est un journaliste "free-lance" et rédige des articles pour plusieurs médias sur le net.

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:33

Notre ami jacme Delmas nous a fait parvenir un texte fort intéressant sur le combat mené par les Provençaux pour ne pas  laisser phagocyter leur langue par les militants d'une mythique "Occitanie" qui veulent "standardiser" nos langues.

  

Ceci nous intéresse au plus haut point car nous subissons, nous aussi, en "Païs Nissart" les attaques permanentes de ces mêmes militants. Nous ne voulons absolument pas d'un Jacobinisme occitan qui remplacerait le Jacobinisme français.

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Entre francisation et occitanisation, quel soutien et quel avenir pour la langue provençale ?

08 MAI 2014 |  PAR PHILIPPE BLANCHET

Au moment où l’Etat français semble vouloir relancer une politique, même timide, en faveur des langues régionales et où cela suscite une certaine effervescence dans les milieux régionalistes en Provence, il est utile de réfléchir posément à un avenir possible pour la langue historique de cette région si gravement malmenée par une francisation linguistique et culturelle relativement récente, imposée avec une certaine violence aux générations nées entre 1850 et 1950, aggravée par l’installation massive de populations venues du reste de la France depuis les années 1960 et par un tourisme aux proportions ravageuses. 

Classé comme langue sérieusement en danger par l’UNESCO, le provençal n’est plus parlé que par environ 5% de la population (250.000 personnes) et compris par environ 20% (1 million), dans une région où la part de la population qui a pu hériter de la langue par ses origines familiales est devenue très minoritaire. Ses usagers sont pour la plupart vieillissants et la transmission aux enfants est devenue rare. Toutes les enquêtes montrent cependant une pratique ponctuelle encore régulière et un fort attachement à cette langue comme symbole d’une région et d’une sociabilité attractives. Elles témoignent également de la conscience que cette langue donne accès à une littérature réputée dans le monde entier. Cette amélioration de l’image de la langue conduit chaque année quelques milliers d’élèves ou d‘adultes à la réapprendre, sans que cela compense la diminution des locuteurs. L’émotion est grande chez tous ceux et celles qui voient se profiler cette perte irremplaçable, surtout quand il s’agit de leur langue première ou d’adoption (en particulier dans des familles d’origine italienne). Le provençal ne vit vraiment aujourd’hui largement qu’à travers le français provençal qu’il a fortement imprégné et qui, lui aussi, est menacé, mais de façon beaucoup moins marquée pour l’instant.

 

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 D’autres régions, comme la Bretagne ou la Corse, ont su donner une place valorisante et visible à leur langue. La Provence pourrait et devrait bien sûr en faire au moins autant. De nombreuses études de politiques linguistiques ont su tirer des conclusions sur ce qui peut marcher et ce qui ne marche pas.

Il est de notoriété publique en Provence qu’un débat assez vif oppose depuis quelques décennies en Provence les associations provençalistes, majoritaires, et une minorité très active de militants occitanistes. La Provence est une des rares régions méridionales où la langue a gardé son nom (60% des habitants et 80% de ses locuteurs l’appellent « provençal », le reste l’appelle « patois » et presque personne « occitan »). Ce nom bénéfice d’une connotation très positive. La littérature provençale est écrite à plus de 90% dans une orthographe simple et accessible dite « mistralienne » du nom de l’écrivain de langue provençale le plus célèbre, F. Mistral.

Dans ce contexte, l’option occitaniste est une grave erreur stratégique : inclure le provençal dans une langue homogénéisée renommée « occitan » qui irait de Nice au Limousin, l’écrire avec une orthographe tellement étrange et compliquée que les Provençaux ne reconnaissent plus leur langue, ne peut que détourner celles et ceux qui sont attachés au provençal. Ces prétentions élitistes sont trop éloignées des soutiens populaires potentiels, et trop précoces si jamais un jour il était envisageable de s’en approcher.

 

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Imaginerait-on, dans un pays où le français est devenu une langue minoritaire face à l’anglais comme en Acadie, d’en faire un dialecte d’une langue rebaptisée « latinitan » qui engloberait aussi le roumain et le portugais, de l’écrire comme au temps de Rabelais et d’en inventer une forme artificielle étrangère aux francophones acadiens ? C’est pourtant ce qui se passe pour le provençal transformé en occitan dans certains usages médiatiques dont on ne sait plus, quand on l’a acquis en famille comme moi, s’il faut en rire ou en pleurer.

Pour aider une partie significative des habitants qui le souhaitent à s’approprier ou se réapproprier la langue, il faut des mesures réalistes, progressives, répondant à des motivations bien connues grâce à de nombreuses enquêtes. Seule une action publique qui soutiendra massivement le provençal en tant que tel aura quelques chances de réussite. Le blason de la langue serait redoré pour le grand public en utilisant une orthographe simple qui donnerait facilement à entendre ces parlers locaux auxquels les gens sont attachés. Cela permettrait d’embrayer sur une initiation généralisée au provençal, puis sur des enseignements plus approfondis et sur des usages par les institutions (communications des mairies, départements, région). Le provençal continuerait à jouer le rôle de langue pont entre d'autres langues romanes que lui connaissent bien ses usagers depuis des siècles, à travers les Alpes, le Rhône et les Pyrénées. Le provençal participerait ainsi, dans cette terre d’ancienne et permanente immigration qu’est la Provence, à un projet de société accueillante envers la diversité linguistique et culturelle d’où qu’elle provienne et surtout de Méditerranée. Il participerait au combat contre l’ethno-nationalisme français xénophobe qui se développe en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (en provençal, « paca » veut dire « bouseux » comme ses dérivés pacoulo etpacoulen) et qui, paradoxalement, cherche à manipuler ici ou là l’attachement à cette langue qu’il a combattue depuis bientôt deux siècles et dont il a fortement détruit les usages perçus comme « étrangers » à l’unicité nationale française.

Mais, à un tel point de minoration, de discrimination, de mépris, de manipulation, de retournement, dans la reconfiguration française de la Provence jadis provençale et méditerranéenne, la langue des derniers Mohicans que nous sommes, nous ses usagers spontanés et conscients, a-t-elle encore un avenir de contribution humaniste et sociale à la culture mondiale? Oui si on lui apporte urgemment le soutien nécessaire, non pas à la langue en elle-même et pour elle-même, mais pour le projet de société plurielle, équitable et fraternelle auquel elle peut modestement mais précieusement contribuer.

Lire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en provençal: http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Pages/Language.aspx?LangID=pro

 

 

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Philippe Blanchet est professeur des universités en sociolinguistique et didactique des langues, spécialiste du provençal, auteur de méthodes de provençal et écrivain de langue provençale.

 

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